Informations générales

Qu'est-ce qu'un lac ?

Physiquement parlant, un lac est une cuvette d’origine naturelle ou non, remplie d’eau au fond d’une dépression topographique, le bassin versant. Au-delà de cette définition géomorphologique, un lac est en plus un milieu dynamique vivant, qui naît, vieillit et meurt.

Les lacs naissent de phénomènes naturels tels l’activité glaciaire, les mouvements tectoniques, le déplacement des cours d’eau, les phénomènes côtiers et l’activité volcanique. L’origine d’un lac et la géomorphologie de son bassin versant lui confèrent des caractéristiques physiques particulières (forme de la cuvette, superficie, profondeur, géométrie, orientation), lesquelles influencent considérablement son fonctionnement. Ces paramètres déterminent l’importance relative des principales zones écologiques du lac : le littoral, qui s’étend de la rive jusqu’à la limite de pénétration de la lumière, la zone pélagique, qui représente la masse d’eau dépourvue de macrophytes, puis le fond du lac qu’est la zone benthique.

littoral

Source : La protection et la restauration du lac mckenzie : portrait, diagnostic et prise en charge, René Théberge, Université de Sherbrooke.
Images : mddep.gouv.qc.ca

 

Qu'est-ce qu'un bassin versant ?

Imaginez un territoire sur lequel toutes les gouttes de pluie qui tombent s’écoulent, puis se rejoignent en un même endroit pour former une rivière qui débouche sur un fleuve ou dans la mer.

Comme un pays, un bassin versant a des frontières. Ce sont des frontières naturelles. Elles suivent la crête des montagnes. On appelle ces frontières les « lignes de partage des eaux ». Les gouttes de pluie qui tombent sur un versant de la montagne s’en vont rejoindre la rivière. Les gouttes de pluie qui tombent sur l’autre versant vont alimenter une rivière voisine. Le bassin versant a la forme d’une vallée. Les gouttes de pluie peuvent aussi parfois s’infiltrer dans la roche et former des réservoirs ou nappes souterraines. Il existe alors une circulation souterraine des eaux.

On observe généralement une rivière principale qui prend sa source sur les hauteurs et s’écoule dans le fond de la vallée avant de rejoindre la mer ou de se jeter dans un fleuve. Sur son chemin, elle recueille les eaux d’autres cours d’eau, plus petits. Ils sont appelés les affluents.

L’eau s’écoule toujours d’un point haut vers un point bas, soit de l’amont vers l’aval. Lorsqu’on regarde une rivière comme si l’on suivait le cours de ses eaux, les affluents qui apparaissent à notre droite sont appelés les affluents de rive droite, ceux qui apparaissent à notre gauche sont les affluents de rive gauche.

Lorsqu’une rivière débouche dans un océan ou dans un fleuve soumis à l’action de la marée, elle est aussi soumise aux variations de la marée dans la partie de son embouchure. Cette zone d’influence est appelée l’estuaire. C’est une zone de mélange entre des eaux salées et des eaux douces qui peut accueillir de nombreuses espèces végétales et animales. Elle est écologiquement riche.

L'importance du bassin versant.

Dans un bassin versant, Il existe d'intimes relations entre les éléments de l'amont et ceux de l'aval, tant du point de vue hydrologique que du point de vue biologique. La diminution des précipitations en amont peut entraîner une diminution du débit des rivières en aval avec une sécheresse éventuelle; Inversement, de fortes pluies en amont peuvent provoquer des crues en aval (inondations).

La pollution d'un petit cours d'eau peut avoir des répercussions sur plusieurs dizaines de kilomètres, entraînant la mort des êtres vivants qui le peuplent et rendant les eaux impropres à la consommation. L'état du bassin versant est essentiel au maintien de la qualité de son propre lac.

Bassin versant de la rivière Maskinongé

Nous faisons parti du sous-bassin du lac Deligny dans le bassin versant de la rivière Maskinongé. Donc tous les lacs et cours d'eau inclus dans ce sous-bassin versant ont un impact direct sur la qualité de notre lac.

Cliquez ici pour voir la carte du sous-bassin du lac Deligny

Agir Maskinongé est l'organisme qui s'occupe de notre bassin versant
Pour plus d'informations : www.agirmaskinonge.com

 

Qu’est-ce qu’un écosystème ?

Le préfixe « éco » est dérivé du grec et signifie maison. Il nous rappelle que les écosystèmes sont les endroits où nous vivons. Et tout comme une maison, un écosystème doit être entretenu en totalité et non pas en partie seulement.

Les écosystèmes peuvent être décrits de différentes façons : il peut s'agir d'entités naturelles, modifiées, cultivées, bâties ou dégradées. Les prairies indigènes sont des écosystèmes naturels, une forêt soumise à une coupe sélective est un écosystème modifié, un champ de blé ou un verger est un écosystème cultivé et une ville est un écosystème bâti. Tout écosystème peut se dégrader. Un très pollué dont la productivité naturelle a été réduite au point de devenir négligeable constitue un exemple d'écosystème dégradé.

Qu'ils soient considérablement modifiés par les activités humaines ou qu'ils restent dans leur état naturel, les écosystèmes sont hiérarchisés. En d'autres termes, les écosystèmes de petite taille sont imbriqués dans des écosystèmes plus vastes : ce sont des systèmes à l'intérieur de systèmes. Le niveau le plus élevé de cette hiérarchie est l'écosystème planétaire, l'écosphère. Au milieu se trouvent les vastes systèmes océaniques et terrestres, comme les quinze grands écosystèmes terrestres du continent nord-américain. Chacune de ces entités peut se subdiviser en écosystèmes plus petits. Leurs limites ne sont pas des lignes de démarcation nettes ou des frontières internationales; elles marquent plutôt, sur la carte, la zone de chevauchement de deux écosystèmes.

Les écosystèmes semblent être des unités relativement autonomes. Chacun occupe une zone géographique assez distincte et possède ses propres caractéristiques : plantes, animaux (y compris les humains) et autres organismes, air, eau, sols et roches. Par exemple, l'écosystème arctique présente des caractéristiques biologiques et physiques qui ont subsisté de façon assez constante au fil des ans : sols gelés et réticulés, icebergs, climat froid, flore et faune arctiques. Des interactions s'exercent dans le temps entre ces éléments : les organismes absorbent les éléments nutritifs du sol et de l'eau, lesquels sont transférés d'un organisme à un autre dans la chaîne alimentaire puis retournent dans l'air, le sol ou l'eau; l'énergie du Soleil circule dans le système et retourne dans l'espace sous forme de chaleur; et ainsi de suite.

Malgré cette apparente autonomie, les écosystèmes ne sont pas isolés des systèmes adjacents ou même distants. Ils sont en interaction par le biais d'un réseau de relations différentes. Des espèces fauniques arctiques comme le caribou et l'oie des neiges migrent vers les régions tempérées du sud en hiver, les eaux arctiques pénètrent dans les océans Pacifique et Atlantique, les cours d'eau de l'Arctique peuvent prendre leur source dans l'écosystème boréal ou celui de la taïga ou des Prairies, les fronts météorologiques arctiques encerclent le pôle et descendent vers le sud.

Les processus écologiques sous-jacents aux divers écosystèmes peuvent être invisibles ou non. Des phénomènes comme les courants océaniques, l'altération des sols, le cyclage des éléments nutritifs, les relations prédateur–proie ainsi que la décomposition et le renouvellement de la matière organique sont des processus cachés qui régénèrent l'écosphère. D'autres processus écologiques comme les grosses crues et les éruptions volcaniques sont plus visibles. En l'absence d'interventions humaines majeures, les changements écologiques à grande échelle se produisent si lentement que l'on peut en déduire que les processus écologiques sont naturellement durables. C'est de cette stabilité relative que dépend depuis toujours la survie des et la vie elle-même.

Qu’est-ce qu’une plante aquatique ?

Les plantes aquatiques émergentes sont enracinées aux sédiments et certaines de leurs parties, telles les feuilles et les fleurs, poussent à l’extérieur de l’eau. On les retrouve dans les endroits peu profonds près de la rive.

Les plantes aquatiques à feuilles flottantes ont des racines ancrées aux sédiments, mais leurs feuilles et leurs fleurs flottent à la surface de l’eau.

Les plantes aquatiques submergées sont enracinées aux sédiments et croissent entièrement sous la surface de l’eau. Cette catégorie de plantes regroupe toutes les espèces dont les feuilles se développent sous l’eau.

Les plantes aquatiques flottantes ont des feuilles qui flottent à la surface de l’eau mais, contrairement aux autres plantes aquatiques, elles circulent librement dans l’eau, car leurs racines ne sont pas ancrées aux sédiments. On les retrouve généralement dans les endroits où il y a peu de courant et où les concentrations en nutriments sont élevées

Quel est le rôle des plantes aquatiques dans un lac ?

Habitat et nourriture
Les plantes aquatiques fournissent une multitude d’abris et de lieux de reproduction pour les poissons, les amphibiens et les invertébrés qui fréquentent la zone littorale du lac. Elles permettent également à plusieurs de ces organismes aquatiques de s’alimenter. Ainsi, sans les plantes aquatiques, la vie animale aurait parfois beaucoup de mal à s’implanter et à survivre.

Protection contre l’érosion
Les plantes aquatiques freinent l’action des vagues contribuant ainsi à protéger les rives contre l’érosion. De plus, les plantes aquatiques enracinées permettent de stabiliser les sédiments en place.

Ombrage
Tel un parasol, le feuillage des plantes aquatiques protège l’eau contre les rayons du soleil contribuant à maintenir une température stable et tempérée dans la zone littorale, ce qui favorise l’épanouissement d’une faune et d’une flore diversifiées.

Indicateurs biologiques
Les plantes aquatiques sont très sensibles à la perturbation de leur habitat, ce qui en fait de bons indicateurs biologiques de la qualité de l’eau. Ainsi, la présence de polluants organiques, un changement d’apport en nutriments ou des fluctuations du niveau de l’eau peuvent avoir un impact sur la composition de leurs populations (diminution ou augmentation du nombre de plantes, modification des espèces présentes).

Filtration et absorption
Les plantes aquatiques ont un rôle important à jouer dans la filtration de l’eau et dans l’absorption des substances polluantes et des nutriments en excès. Par exemple, elles utilisent le phosphore pour croître, limitant la prolifération des algues en utilisant une partie du surplus.

Source : crelaurentides.org, mddep.gouv.qc.ca, fnh.org et agirmaskinonge.com et ec.gc.ca