Problématiques et solutions - Déboisement
Pour des raisons pratiques de transport et des besoins domestiques, les êtres humains se sont établis en bordure des plans d'eau. Peu à peu, la recherche de quiétude, d'espace et de contact avec la nature s'est ajoutée aux raisons initiales. Au fil des ans, des rives ont été déboisées, remblayées, engazonnées ou même enrochées, des plages artificielles, des murets en béton ont vu le jour et des eaux usées ont été rejetées dans ces plans d'eau. Dans certains cas, ces actions ont contribué progressivement à leur détérioration, entraînant parfois leur vieillissement prématuré.

La végétation riveraine des lacs et des cours d'eau recèle un intérêt écologique fondamental justifiant la protection des rives boisées et la végétalisation des rives dégradés par un quai, un aménagement. Sur une rive, la densité et la diversité des espèces végétales et animales tendent à être plus élevées. La rive est un milieu de transition entre les domaines aquatiques et terrestre. De multiples organismes sont confinés à la bande riveraine; de nombreux mammifères du Québec en dépendent à unmoment ou à un autre de leur cycle vital, de même que de la moitié des oiseaux et les trois quarts des amphibiens et des reptiles.
À quoi sert la végétation riveraine
La végétation riveraine intercepte les rayons du soleil, minimisant ainsi le réchauffement de l'eau des petites rivières. Ce rôle est important puisque la température de l'eau agit sur la distribution, la croissance et même la présence des organismes aquatiques: certains poissons recherchent l'eau froide; en milieu polué, une eau chaude favorise la prolifération des algues et des plantes aquatiques.

La végétation riveraine retient les particules organiques et inorganiques entraînés dans les eaux de ruissellement. Indirectement, elle agit sur la turbidité du plan d'eau et so contenu en nutriments. Elle constitue donc un véritable filtre naturel.
La végétation riveraine protège les berges de l'érosion. La végétation de la rive stabilise celle-ci et agit comme bouclier contre l'action érosive des eaux de ruissellement, des vagues et des glaces.
La végétation constitue une zone tampon dont la valeur esthétique et récréative est considérable. Des milions de Québécois utilisent les plans d'eau et leur encadrement naturel pour la villégiature, la baignade, la promenade, l'observation de la nature, la pêche etc.
Les travaux en bordure de lac.
Rappelez-vous que de façon générale, il est interdit d'utiliser la bande riveraine (10 à 15 mètres) ou le littoral pour réaliser des travaux d'aménagement et de construction, de canaliser le cours d'eau, de le creuser de modifier son tracé, d'y prélever du gravier, de le remblayer et d'y construire des barrages ou des digues. Les ouvrages qui sont permis sont assujettis à l'obtention préalable d'un permis de la municipalité et dans certain cas, d'une autorisation du ministère de l'Environnement ou de la Société de la faune et des parcs
Solutions
- Planter des arbustres, des arbres ou ensemencer des herbacées indigènes. Toutefois, il est encore mieux de laisser la nature suivre son cours.
- Le gazon est à proscrire;
- Laisser en place quelques arbre morts qui offrent à la faune abri et nourriture.
- Ne couper que les arbres porteurs de maladies ou dangereux pour la sécurité publique;
- Stabiliser les rives dégradées au moyen de techniques de constructions végétales afin de prevenir l'érosion.
- Maintenir l'état naturel de la rive ou du littoral sans utiliser de fertilisants ni de pesticide.
Consultez L'abc des rivages
Source :
Guide technique de mise en valeur du milieu aquatique; Berges neuves, gouvernement du Québec.
Vos lacs et cours d'eau, une richesse collective à préserver, gouvernement du Québec.
La vie au bord de l'eau, Société de la faune et des parcs et Rappel
